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Le Canal à grand gabarit Seine Nord Europe

Le 5 avril 2011, à l’occasion d’une table-ronde à Nesle sur l’avenir du transport fluvial, le Président de la République a annoncé officiellement le lancement du processus de dialogue compétitif en vue de la construction du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe.

C’est une décision véritablement historique pour le transport durable en France.

Ce feu vert, que j’appelais avec insistance de mes vœux depuis des mois, met fin en effet à près d’un an d’incertitudes et d’hésitations, et rend désormais concrète la construction du canal : à compter de maintenant, Seine-Nord n’est plus un projet, c’est une réalité !

Dès à présent, le dialogue compétitif va pouvoir s’engager entre les groupes Bouygues Travaux Publics et Vinci Concessions, tous deux candidats à la conception, la construction, la maintenance et l’exploitation du canal sous forme d’un partenariat public-privé. Ce processus, qui durera 18 mois, doit permettre de relier enfin la Seine à l’Escaut à l’horizon 2016-2017.

C’est aussi une véritable bouffée d’oxygène pour nos territoires de l’Est de la Somme, directement concernés par le tracé, et qui vont pouvoir se mobiliser totalement pour accueillir ce chantier du siècle et préparer l’aménagement des plates-formes d’activités multimodales de Nesle et Péronne-Sud.

Au-delà, le lancement officiel du canal Seine-Nord est la victoire de la volonté et de la persévérance sur la froide logique comptable et le scepticisme chronique.

Cela fait plus de quinze ans que je me bats, au Conseil Régional puis à l’Assemblée Nationale, pour que ce dossier aboutisse. Nul doute qu’à présent de nombreux ralliements enthousiastes se fassent connaître…mais comme beaucoup, j’ai de la mémoire, et il faut bien reconnaître que nous n’avons pas toujours été très nombreux à porter avec conviction ce projet qu’il y a encore seulement peu de temps, on donnait mort-né…

C’est pourquoi il me paraît important de retracer l’historique du canal Seine-Nord, de rappeler son tracé et ses caractéristiques, et d’évoquer ce qui me semble devoir être à présent notre feuille de route commune (cliquer ici pour voir la carte du tracé du futur Canal).


LA LONGUE MARCHE DU CANAL SEINE-NORD EUROPE

- 1993/1994 : Première phase d’étude et de concertation. Le 19 novembre 1993 à Amiens, Michel DESMET, alors Préfet de la Région Picardie, tient sa première réunion comme coordonnateur,
désigné par le Ministre de l'Equipement, pour mener la concertation sur l'élargissement des voies d'eau entre Compiègne et Cambrai. Le Ministère vient de déclarer ce projet prioritaire, ainsi que la CEE.

- septembre 1995 : les études techniques du tracé débutent.

- juin 1996 : VNF (Voies Navigables de France) propose un tracé ouest proche du canal du Nord, long de 115 km. Alors Conseiller Régional, Stéphane DEMILLY défend publiquement ce tracé par Péronne dans l’hémicycle de la Région.


- septembre 1997 : le Ministre des transports de l’époque, Jean-Claude GAYSSOT, confirme à Amiens le choix du tracé ouest pour le canal Seine-Nord à grand gabarit. Il évoque l'horizon 2015-2020 pour la mise en service.

- 4 mars 2002 : le projet définitif, avec la prévision d’un tracé de 105 km et une connexion des voies navigables du nord de la France et de l’Europe du Nord vers 2020, est lancé.

- 5 décembre 2003 : les Ministres des transports de l’Union européenne ajoutent la liaison fluviale Seine-Nord dans la liste des 29 chantiers prioritaires pour le transport européen.

-18 décembre 2003 : le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIADT) inscrit le canal Seine-Nord dans la liste des « 35 projets pour la France en Europe ».

- octobre 2004 : VNF s’attelle à l’avant-projet de liaison fluviale Seine-Escaut.

-15 janvier-15 mars 2007 : une enquête d’utilité publique est lancée dans 68 communes de quatre départements (Oise, Somme, Pas-de-Calais, Nord). Le projet de canal fluvial à grand gabarit Seine-Nord prend une tournure concrète.

- juillet 2007 : premier rapport d'étape de l'Inspection des Finances et de l'Equipement et accord avec les partenaires flamands, wallons et néerlandais sur la création d'une commission intergouvernementale.

- novembre 2007 : l'Union européenne attribue 420 millions d'euros au projet Seine-Escaut, dont 330 millions pour le canal Seine-Nord Europe.

- juin 2008 : le canal est inscrit dans le projet de loi «Grenelle I»

-12 septembre 2008 : le canal Seine-Nord Europe est déclaré d’utilité publique, via la publication d'un décret dans le Journal officiel. Les opérations archéologiques débutent.

- janvier 2009 : le canal Seine-Nord Europe est inscrit dans le plan de relance de l'économie.

- 3 avril 2009 : VNF lance l’avis d’appel public à concurrence du canal Seine-Nord Europe, étape juridique essentielle permettant aux entreprises de prendre connaissance du dossier et, éventuellement, de se porter candidates avant le 15 juin pour concevoir, construire, exploiter et financer cette infrastructure dans le cadre d'un partenariat public-privé.

- 18 juin 2009 : Bouygues Travaux Publics et Vinci Concessions se portent candidats pour la conception et l'exploitation du canal.

- novembre 2009 : la Commission intergouvernementale Seine-Escaut (France, Flandre, Wallonie) est installée.

- à partir d'octobre 2009 : les acquisitions de terrains commencent.

- tout au long de l’année 2010 : ultimes phases de négociation avec les collectivités territoriales et les grands ports maritimes pour boucler le plan de financement de ce projet, estimé à 4,2 milliards d’euros, dont 50% seront apportés par le partenaire privé.

- septembre 2010 : les travaux d'abaissement de l'A29 débutent pour permettre un pont-canal.

- 22 octobre 2010 : Stéphane Demilly interroge une première fois le Ministre de l’Ecologie sur le lancement du dialogue compétitif.

- 2 novembre 2010 : Stéphane Demilly, devant la Commission du Développement durable de l’Assemblée, interroge à nouveau le Secrétaire d’Etat aux transports sur le lancement du dialogue compétitif.

- 1er mars 2011 : dans la même journée, Stéphane Demilly interpelle une nouvelle fois la Ministre de l’Ecologie et le Secrétaire d’Etat aux transports sur le lancement du dialogue compétitif, dans l’hémicycle de l’Assemblée et lors d’une audition par la Commission du développement durable.

- 5 avril 2011 : à Nesle, le Président de la République donne son feu vert à la phase finale du canal Seine-Nord Europe en lançant la procédure de dialogue compétitif, mettant enfin un terme à plusieurs mois d’atermoiements !

Notre feuille de route commune

Ces derniers mois, toutes les énergies se sont essentiellement mobilisées pour obtenir la décision officielle de création du canal. Dorénavant, la priorité est de nous mobiliser collectivement, élus, services de l’Etat et acteurs socio-économiques, pour préparer l’arrivée du canal. Certains ont d’ailleurs déjà activement commencé à le faire, car le temps qui nous sépare de la mise en service de cette infrastructure va passer très vite !

Préparer l’arrivée du canal, c’est anticiper les besoins liés au chantier de construction, et c’est se donner les moyens de réussir la « greffe » économique des plates-formes multimodales.

Ce sont en effet les plates-formes de Nesle et de Péronne-Sud qui permettront à nos territoires de ne pas être victimes de ce que l’on pourrait appeler le “syndrome du tuyau” : être simplement traversés sans être irrigués. Ainsi, pendant longtemps, la Somme n’a retiré aucun bénéfice économique de l’autoroute A1, jusqu’à ce que les élus locaux se mobilisent pour développer le pôle d’activités de Haute-Picardie.

L’enjeu est clair : les plates-formes multimodales de Nesle (à vocation plutôt agro-industrielle) et Péronne-Sud (à vocation davantage logistique) formeront des pivots d’échanges de marchandises entre voie d’eau, route, rail... voire air ! Songeons en effet qu’avec l’arrivée du canal Seine-Nord, l’Est de la Somme offrira la perspective quasi unique en France d’une quadrimodalité : le rail (notamment avec la gare TGV de Haute-Picardie), les autoroutes (A1, A29, A2), l’aérien avec l’aéroport Albert-Picardie, et donc à court terme, le fluvial !

Pour optimiser les retombées économiques du chantier du canal et des futures plates-formes, le travail doit selon moi être poursuivi autour des priorités suivantes :
- se doter d’outils de formation et de recrutement adaptés
- anticiper les besoins en logements et en services aux populations et aux entreprises
- anticiper les besoins de déplacements
- promouvoir les plates-formes et définir leur gouvernance
- se donner les moyens de bénéficier des retombées touristiques du canal.

Pour y parvenir, c’est dès maintenant que les acteurs du territoire, notamment les collectivités locales et territoriales, doivent se mobiliser et travailler ensemble. La coordination est indispensable, même si chacun sera amené ensuite à intervenir de façon plus spécialisée.

C’est à ces conditions que nous ferons du canal Seine-Nord Europe une chance pour le développement de l’Est de la Somme !

 

 

 

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