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Communiqué de presse 08/10/2018

Téléphonie mobile : Stéphane Demilly demande un échéancier précis au gouvernement !

 Stéphane Demilly, Député, est régulièrement alerté par les habitants de l’est de la Somme concernant la mauvaise qualité, voire l’inexistence, du réseau mobile dans certaines zones du territoire. Il le constate personnellement lors de ses différents déplacements.

 

Après avoir interpellé le gouvernement à de nombreuses reprises, il demande désormais un échéancier précis de l’amélioration du réseau, suite à l’accord passé en début d’année avec les opérateurs. Il cite l’exemple d’Acheux-en-Amiénois et des communes alentours, qui ne constatent, pour le moment, toujours aucune amélioration !

 

 

Vous trouverez ci-après le courrier qu’il a adressé à Julien Denormandie, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Cohésion des territoires :

 

« Monsieur le Ministre,

 

Le 14 janvier dernier, un accord présenté comme « historique » était signé entre le Gouvernement, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et les opérateurs mobiles pour accélérer la couverture numérique des territoires.

 

Dans ce cadre, l’objectif a notamment était fixé de « généraliser une couverture mobile de qualité dès 2020 », et ce « particulièrement dans les zones rurales ».

 

Afin d’y parvenir, les opérateurs se sont engagés à investir entre 3 et 4 milliards d’euros d’ici cinq ans. En contrepartie, le gouvernement a renoncé aux enchères financières qui accompagnent l’attribution des fréquences de téléphonie mobile, qui avaient, lors du dernier appel d’offres en 2015, rapporté 2,8 milliards d’euros au budget de l’Etat.

 

En ma qualité de député d’une circonscription rurale, souffrant de trop nombreuses zones blanches ou d’accès restreint à la téléphonie mobile, je ne peux que me réjouir de cet accord et du travail important qui a été accompli pour y parvenir.

 

Cependant, les habitants de nos territoires sont las des annonces et engagements sans cesse renouvelés et qui ne trouvent pas de concrétisation dans les faits. Depuis ma première élection à l’Assemblée nationale, je n’ai de cesse d’alerter les gouvernements successifs de la fracture numérique territoriale qui se creuse d’année en année.

 

Les usagers de la téléphonie mobile ne seront en effet convaincus de l’efficacité des décisions prises que lorsqu’ils bénéficieront, effectivement, d’un réseau de qualité ! L’impatience est si grande dans nos communes qu’aucun mot ne pourra désormais l’apaiser.

 

La publication d’un calendrier précis, détaillant les échéances de renforcement du réseau mobile, par territoire, me semble donc indispensable.

 

A titre d’exemple, dans ma circonscription, les habitants de la commune d’Acheux-en-Amiénois et de ses alentours ne croient plus les annonces qui leurs sont faites depuis tant d’années. Est-il possible, aujourd’hui, dans le cadre de l’accord qui a été signé en janvier, de leur répondre par une date claire à laquelle ils pourront, enfin, bénéficier d’une couverture mobile digne de ce nom ?

 

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce courrier, et restant à votre disposition et à celle de vos équipes pour travailler sur ce dossier, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération. »