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Communiqué 01/03/2018

Rapport Spinetta : pas de citoyens de seconde zone !

Stéphane Demilly, Député de la Somme, tient à réagir à la publication du rapport Spinetta. Il a ainsi interpellé la Ministre chargée des Transports sur la question de l’avenir des petites lignes ferroviaires.

 

Il lui écrit notamment :

« L’aménagement du territoire, pour être équilibré, ne doit pas être présidé par une vision centralisatrice des pôles d’activité. Au contraire, je suis convaincu que les axes de transport et de communication doivent irriguer nos communes et ne laisser à aucun habitant le sentiment qu’il est un citoyen de seconde zone. »

 

 

Ci-dessous, l’intégralité du courrier adressé à Elisabeth Borne :

 

« Madame la Ministre,

 

Député d’un département rural, la Somme, sur lequel le rail occupe une place prépondérante dans l’aménagement du territoire, je tiens à réagir avec force au rapport sur « L’avenir du transport ferroviaire » publié suite aux travaux de la mission conduite par Jean-Cyril Spinetta.

 

Si les propos du Premier ministre se sont voulus rassurants concernant l’avenir des « petites lignes » ferroviaires, je tiens à vous alerter de l’usage qui pourrait être fait, à plus ou moins long terme, des préconisations de ce rapport à leur sujet.

 

Je m’inquiète par ailleurs de décisions qui seraient d’ores et déjà prises quant à la fermeture de certaines de ces lignes considérées comme « non rentables » financièrement. Leur remplacement par des bus, lorsqu’il est envisagé, ne peut être considéré comme une solution qui répondrait aux besoins des usagers. Les conditions de circulation sur route n’étant pas comparables à celles sur rail.

 

Le train remplit en effet une mission majeure d’aménagement du territoire par l’irrigation des zones d’emplois et d’activités de nos départements. La vitalité économique de nombre de nos communes en dépend. Il a également un rôle social et culturel important pour les habitants concernés par les lignes qui maillent nos territoires. Ce n’est donc pas une analyse purement comptable qui doit déterminer l’avenir de telle ou telle ligne ferroviaire considérée comme « petite ». Une étude plus poussée des usages socio-économiques, en lien avec les acteurs et élus des territoires, doit être menée finement.

 

L’aménagement du territoire, pour être équilibré, ne doit pas être présidé par une vision centralisatrice des pôles d’activité. Au contraire, je suis convaincu que les axes de transport et de communication doivent irriguer nos communes et ne laisser à aucun habitant le sentiment qu’il est un citoyen de seconde zone.

 

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce courrier, je vous prie de croire, Madame la Ministre en l’expression de ma haute considération. »