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Communiqué de Presse 17/01/2017

« Qui veut la peau de la ruralité ?! »

 Lors de la séance de Questions au gouvernement de ce mardi, Stéphane Demilly, Député de la Somme, a interpellé le Ministre de l’Intérieur sur le plan « Préfectures nouvelle génération » et la réforme de l’instruction et de la délivrance des cartes nationales d’identité.

 

« Dans un mois, seules les communes dotées d’un dispositif de recueil sécurisé pourront continuer à traiter les demandes de cartes d’identité, soit, dans le département de la Somme, 16 communes compétentes sur les 779 ! Cela signifie, d’un côté, un afflux de demandes ingérable pour la poignée de communes équipées et, de l’autre côté, la disparition d’un service de proximité dans les communes rurales ! » a notamment tenu à dénoncer Stéphane Demilly.

 

A ces inquiétudes, aucune réponse sérieuse n’est à ce jour apportée par le gouvernement afin, d’une part, de compenser la surcharge à prévoir pour les communes centralisatrices et, d’autre part, pour garantir l’existence d’un service de proximité dans les communes rurales.

 

 

La vidéo de la question et de la réponse est disponible sur le site de l’Assemblée nationale : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4579896_587e217698eac.2eme-seance--questions-au-gouvernement--statut-de-paris-et-amenagement-metropolitain-nouvelle-lec-17-janvier-2017

 

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’intervention de Stéphane Demilly :

 

« « Qui veut la peau de la ruralité ? », telle est la question que se posent de nombreux élus locaux qui ont encore, pour quelques semaines, le droit à la parole dans cet hémicycle.

 

Malgré les Assises de la ruralité en 2014, trois comités interministériels en moins de deux ans et une centaine de mesures annoncées, force est de constater que le monde rural et votre gouvernement, ça fait deux !

 

Dernier exemple en date, le plan « Préfectures nouvelle génération ». Un plan d’ores et déjà rejeté par plus de 60% des élus locaux selon un récent rapport de la délégation sénatoriale aux collectivités.

 

Dans ce plan, s’y trouve notamment, une réforme de l’instruction et de la délivrance des cartes nationales d’identité. Si nous partageons l’objectif de sécurisation, la méthode est quant à elle contestable ! Car, dans un mois, seules les communes dotées d’un dispositif de recueil sécurisé pourront continuer à traiter les demandes de cartes d’identité… soit, pour prendre l’exemple de mon département de la Somme, 16 communes compétentes sur les 779 !

Cela signifie, d’un côté, un afflux de demandes ingérable pour la poignée de communes équipées… et, de l’autre côté, la disparition d’un service de proximité dans les communes rurales !

 

Les quelques euros proposés aux communes « centralisatrices » et les quelques points de recueil mobiles ne compenseront pas ce nouvel abandon du monde rural !

Même si Dalida est d’actualité, nos communes se lassent d’entendre « Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, rien que des mots… ».

 

Monsieur le Ministre, entendez l’appel des élus locaux et remettez à plat ce plan !

Il vous reste encore quelques semaines avant que les Français de la ruralité n’expriment démocratiquement leur sentiment d’abandon ! »